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  Les Echos
Office du Niger :Le train de la réorganisation en marche…

Réorganiser l’Office du Niger afin de lui donner un nouveau souffle pour combler les attentes des populations : tel est aujourd’hui le credo du nouveau PDG.

Un Office du Niger au service du Mali et de la sous-région en matière de sécurité alimentaire : c’est la conviction qui anime son PDG, qui a bouclé le mercredi 4 mars sa tournée de prise de contact avec les exploitants agricoles et l’encadrement technique.

Sur le terrain, Kassoum Dénon était venu serrer les mains, mettre un nom sur les visages mais aussi et surtout proposer sa vision d’entreprendre les activités. L’on notera que partout où le PDG est passé, les producteurs aussi bien que l’encadrement technique ont adhéré à sa démarche qui fait appel à la confiance entre les hommes, le respect de la hiérarchie, la loyauté et l’équité.

De Macina à Markala en passant par Kolongotomo et M’bewani, le PDG de l’Office du Niger s’est réjoui de la franchise qui a caractérisé les débats avant de rendre un hommage appuyé à ses prédécesseurs. Chemin faisant, Kassoum Dénon accompagné de ses directeurs centraux a noté certaines insuffisances qu’il urge de corriger.

En effet, ce qui l’a le plus tiqué est qu’à l’Office du Niger, l’encadrement technique fait énormément défaut. Le conseil rural n’est pas assuré comme il se doit. Dans un tel contexte, l’exploitant agricole ne bénéficie pas de l’appui agricole nécessaire du vulgarisateur.

Tenez ! A l’Office du Niger, quatre agents vulgarisateurs s’occupent de 3 000 exploitants agricoles. Cette absence de l’encadrement sur le terrain n’a pas laissé indifférent le PDG, qui l’a fortement décrié. « Nous allons nous atteler pour rationaliser le système de l’encadrement technique sur le terrain afin de la rapprocher davantage des exploitants agricoles », a dit Kassoum Dénon.

Selon lui, il est impérieux de réorganiser l’Office du Niger pour améliorer la gouvernance. Mais précise-t-il, « cette réorganisation se fera avec tout le monde. Sans exclusion aucune ».

Autre constat dressé par le PDG : la présence d’une multitude d’organisations paysannes qui devraient être le relais, mais qui ne jouent plus malheureusement le rôle qui est le leur. De plus, il a été constaté un foisonnement d’ONG dont les interventions ne s’inscrivent pas toujours dans le cadre stratégique et politique national. « Les organisations paysannes au lieu d’évoluer de façon positive ont épousé un autre caractère. Tout cela nous interpelle à revoir les choses avec pragmatisme et lucidité », a indiqué le patron de l’Office du Niger.

L’important pour lui aujourd’hui c’est de sauver de cette structure avec l’accompagnement de tout le monde. Sillonnant les zones agricoles, Kassoum Dénon s’est rendu sur certains chantiers. Il s’agit notamment du chantier Malibya où des investissements colossaux ont été faits.

Pas question de vendre un mètre carré de l’ON

Dans cette dynamique, le PDG de l’Office du Niger n’a pas passé sous silence l’aménagement par le Millénium Challenge Account (MCA) de 1000 ha qui seront bientôt livrés, l’aménagement par la KFW à N’débougou de 1500 ha, l’aménagement de 800 autres hectares par le Retail.

A cela s’ajoutent les 1500 ha nouveaux aménagements de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) qui vont être réceptionnés d’ici à 2012. Il est également prévu l’intervention de l’Union européenne pour l’aménagement d’un certain nombre d’hectares. De quoi réconforter le PDG qui a exprimé sa profonde gratitude aux partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement de qualité. « Ces aménagements viennent s’ajouter aux potentialités déjà existantes à savoir les 88 000 ha ».

Le PDG de l’Office du Niger d’assurer qu’il n’est pas question de vendre un mètre carré de la terre dans la zone de l’Office. « C’est le système des baux en cours. Il ne saurait en être autrement », tranche Kassoum Dénon, qui ne doute pas que seule l’union fait la force. « Malgré l’énormité et la complexité des défis à relever à l’Office du Niger, avec la participation concertée de tous les acteurs, nous sommes en mesure de relever les défis parce que toutes les conditions sont réunies pour y parvenir ».

La question de la possibilité de l’Office du Niger à irriguer le potentiel existant a trouvé sa réponse avec le PDG qui annonce que les réflexions ont été déjà menées et les solutions dégagées conformément à toutes les conventions de gestion intégrée des eaux. M. Dénon de révéler que les débits dégagés peuvent permettre au Mali d’accéder à la souveraineté alimentaire et d’en dégager des excédents.

Au-delà des mesures de redressement envisagées, l’un des vœux chers aujourd’hui au PDG de l’Office du Niger c’est l’engagement patriotique de tous les travailleurs pour un Office du Niger au service du Mali et de la sous-région.

Mohamed Daou

(envoyé spécial)

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« Le conseil rural ne sera pas supprimé »

Lors d’une rencontre avec les partenaires techniques et financiers qui avaient demandé la suppression du conseil rural à l’Office du Niger, le PDG y a fermement mais poliment opposé un niet catégorique.

Pour Kassoum Dénon, "il n’est pas question de mettre une croix sur le conseil rural". Il n’a pas partagé l’avis des PTF qui se sont basés sur la restructuration de 1994 pour demander de ramener le conseil rural à son strict minimum.

Le PDG a estimé que la restructuration qu’ils prennent pour prétexte n’a jamais été évaluée. « Et que de ce fait nous-nous fondons sur le constat sur le terrain pour dire que le conseil rural est utile », a-t-il ajouté.

M. D.

09 Mars

 

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